Toujours plus, toujours mieux,

c’est cette énergie, cette aspiration qui semble exister partout dans la nature aussi bien dans le règne végétal qu’animal. Chez les humains cette propension sans une conscience globale est source de conflits internes et externes.

L’Aïkido, par une pratique régulière physique et comportementale, permet à chaque pratiquant de se construire, ensuite d’entretenir, un corps et un cerveau en meilleur accord, fonctionnement mieux. Il s’agit d’une démarche globale, humaine, sociale, dans le contexte de la Nature dont l’être humain est issu.

Ce qui pourrait ne paraître que rébarbatif, s’accompagne du bien être que le mouvement procure et de l’émulation apportée par cette activité positive. Cet entraînement est individuel puisque la pratique et la progression sont propres à chacun, et collectif puisque l’autre, les autres sont nécessaires.

L’Aïkido est un art martial, l’objectif des techniques est de résoudre une situation conflictuelle, une agression, avec l’intention d'être respecté et de respecter l’assaillant, les assaillants, c’est à dire de ne pas blesser ni humilier, ne pas être soi même blessé ou humilié. Cet aspect de la pratique est exaltant, il ouvre des perspectives de comportement humain formidables. Quant à l’utopie qui pourrait en résulter, elle est constamment réajustée par la réalité de la présence des autres et de l’environnement.

L’étude de l’Aïkido se fait par la pratique, c’est le corps et l’esprit qui acquièrent une expérience apportant plus de joie de vivre.

Je me souviens alors d’une phrase d’un de mes professeurs disant : 5% de discussion et de lecture, 95% de transpiration.

A vos kimonos, pratiquons…

Jean-Luc SUBILEAU